A la surprise générale, la FNAIM annonçait début mai, une progression des prix de l'immobilier ancien de +3% en avril. Comment expliquer une telle hausse ? René Pallincourt, président de la FNAIM, a répondu à nos questions.
Comment expliquez-vous que les prix de l'immobilier ancien aient progressé de +3% en avril ?
D'octobre 2008 à février 2009, il y a eu très peu de transactions, dans un marché presque arrêté. Il y a eu un report des intentions d'achat sur avril, qui a aussi été accentué par le traditionnel regain d'intérêt saisonnier (les gens achètent davantage aux beaux jours). La baisse des taux d'intérêt des prêts immobiliers et la baisse des prix ont, dans le même temps, créé des conditions favorables. Et, selon la loi de l'offre et de la demande, la reprise des volumes a mécaniquement impacté les prix, qui se sont appréciés. Je constate aussi que d'autres pays européens, comme la Grande-Bretagne, la Norvège ou l'Italie (à l'exception notable de l'Espagne où le marché s'est effondré) ont connu le même dynamisme du marché en avril 2009.
Pour mai, vous annoncez une baisse de -0,2%. Ces fluctuations sont-elles également liées à la baisse importante du nombre de transactions enregistrées ?
Non. Notre base statistique n'est pas influencée par le nombre de transactions enregistré sur le marché. Nous travaillons à nombre de transactions constant, avec un panier de biens qui n'évolue pas d'un mois à l'autre (il contient par exemple toujours le même nombre de 1 pièce, de2 pièces, etc.)
Votre prévision en terme de prix pour l'ensemble de l'année 2009 s'en trouve-t-elle modifiée ?
Les chiffres que nous avions annoncés à la fin du premier trimestre ne sont pas remis en cause et nous tablons toujours sur une baisse des prix de l'ancien comprise entre -5% et -10%. Toutefois, la pointe de +3% enregistrée au mois d'avril semble nous éloigner du -10%.
Propos recueillis par Mireille Weinberg, Les Echos Les Echos
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